Ayant bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire qui lui a été accordée lors de son procès mardi dernier, à la Chambre criminelle de Dakar, Ndella Madior Diouf est toujours en détention.
Néanmoins, dans son plaidoyer, le procureur avait demandé la relaxe pour les délits de trafic d’êtres humains, de privation de nourriture et pour les violations des lois relatives aux sépultures.
Toutefois, le procureur des poursuites a requis une peine de cinq ans d’incarcération stricte accompagnée d’une amende d’un million de FCFA pour pratique illégale de la médecine, homicide involontaire, omission d’assistance à personne en péril et mise en danger de la vie d’autrui.
Pour les autres accusés, dont l’assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, l’animateur El Hadji Séne et les nounous, le procureur a requis trois mois ferme pour non-assistance à personne en danger. La Chambre criminelle rendra son délibéré le 26 mai prochain.
Plusieurs cas de figure s’offrent désormais à Ndella Madior Diouf, en détention depuis le 20 décembre 2023. Dans le secret de sa décision, la Chambre peut l’acquitter, la condamner à une peine avec sursis ou à une peine inférieure à la durée de la détention préventive. Ce qui entraînerait sa libération. À l’inverse, elle peut être déclarée coupable et condamnée à une peine la maintenant en détention.
À moins que le parquet ne se retire, l’appel devrait permettre de maintenir Ndella Madior Diouf en détention, sans qu’il soit possible pour la Cour de se prononcer sur cet appel. Effectivement, le dossier ne peut être transféré, car il est déjà en possession du juge pour délibération.
