Réforme constitutionnelle : le bras de fer entre la Présidence et l’Assemblée
La scène politique est marquée par une tension vive autour de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, adoptée le 29 juin dernier par 129 voix. Ce texte prévoit notamment de remplacer le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle et d’interdire au Président de diriger un parti politique.Cependant, le président Bassirou Diomaye Faye a saisi le Conseil constitutionnel le 7 juillet pour contester la procédure d’adoption. Ce conflit institutionnel illustre les divergences croissantes entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale, désormais présidée par Ousmane Sonko. Article 4 : Vers un « armistice parlementaire » pour sortir de la crise ? Devant l’affrontement persistant entre le Palais et l’Assemblée, des voix s’élèvent pour réclamer une trêve politique jusqu’en décembre 2026. L’idée d’un « armistice parlementaire » vise à suspendre les motions de censure tactiques pour se concentrer sur les urgences nationales. Les priorités identifiées incluent la transparence sur la dette publique, les conclusions de la mission d’information sur l’affaire Softcare et la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050. L’objectif est de transformer le Parlement en un lieu de production législative efficace plutôt qu’en un quartier général de guerre partisane.
