Le football sénégalais traverse une zone de fortes turbulences. Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a officiellement mis fin aux fonctions de Pape Thiaw et de l’ensemble de son staff technique.
Cette décision radicale intervient onze jours après l’élimination des Lions en seizièmes de finale du Mondial 2026 face à la Belgique (3-2).
Au-delà de la déception sportive, des révélations sur les coulisses financières empoisonnent l’atmosphère. Selon des informations rapportées par L’Observateur, un bras de fer contractuel aurait eu lieu avant même la compétition.
Pape Thiaw aurait initialement réclamé un salaire mensuel de 50 millions FCFA et une prime de signature de 360 millions.
Après médiation, ses exigences auraient évolué vers une prime de signature de 440 millions et un jackpot d’un milliard FCFA en cas de victoire finale au Mondial.
Cependant, tout le monde ne pointe pas le coach du doigt. Le journaliste Aboubacry Ba a pris sa défense, soulignant que Thiaw ne peut être l’unique responsable d’un « fiasco » marqué par des défaillances logistiques (alimentation, transports, visas) et organisationnelles.
Le gardien Édouard Mendy a également rappelé que les problèmes dépassaient le simple choix du sélectionneur.
Désormais, la course à la succession est lancée. Trois profils majeurs se dégagent : Habib Beye, très populaire auprès des supporters, Hervé Renard, dont l’expérience africaine est un atout malgré un coût élevé, et Patrick Vieira.
Le nom d’Omar Daf circule également comme une option plus budgétaire.
Pendant ce temps, la FSF subit une pression politique croissante, l’Assemblée nationale ayant demandé un audit sur la gestion de cette campagne mondiale.
